Le pou

Le pou est un petit insecte hématophage. Il a besoin de chaleur, d’humidité et de sang pour vivre.

Trois espèces de pou

Poux de corps Pediculus humanus corporis

Ils sont responsables de la pédiculose corporelle et sont potentiellement vecteur de maladies infectieuses.
Cette pédiculose, devenue rare en France, ne touche plus que les personnes dont l’hygiène est défectueuse et celles qui vivent dans des conditions précaires. Les poux de corps peuvent transmettre le typhus exanthématique, la fièvre récurrente à poux et la fièvre des tranchées.

Poux du pubis ou « morpion » Phtirius pubis

Ils sont à l’origine d’une dermatose bénigne et assez rare. Elle survient plus volontiers chez les personnes dont l’hygiène est limitée.
Ils se rencontrent dans les régions pubienne, périnéale et périanale, mais peuvent aussi gagner les aisselles, la barbe, les cheveux, les cils et les sourcils, bien qu’ils se déplacent lentement. Ils se transmettent  la plupart du temps par contact sexuel.

Poux de tête Pediculus humanus capitis

Ils sont responsables de la pédiculose humaine du cuir chevelu. C’est une affection bénigne, fréquente en France comme partout dans le monde, notamment dans les collectivités d’enfants. Les poux de tête ne véhiculent pas de maladies. Ils peuvent en revanche provoquer un impétigo qui fait suite aux lésions dues au grattage. Il est important de traiter cette surinfection bactérienne avant de débuter le traitement de la pédiculose proprement dite. Les poux de tête et les poux de corps sont morphologiquement très voisins.

Les poux que nous retrouvons principalement sur la tête des enfants sont les poux de tête. En effet, ce sont surtout les enfants, du fait des modes de garde en collectivité et de l’école, qui sont confrontés à la « problématique poux » et plus particulièrement les enfants de 6 à 8 ans.

Description du pou de tête

Le pou de tête est un petit insecte sans ailes, au corps aplati dorso-latéralement. À jeun, sa couleur est blanchâtre mais une fois gorgé de sang, il devient plus foncé, de couleur rouge ou noire. Il mesure 2 à 3 mm de long. Dépourvu d’ailes, il ne vole pas et ne saute pas, mais se déplace rapidement (à la vitesse de 23 cm/minute dans des conditions naturelles) entre les cheveux auxquels il s’accroche solidement, grâce à 3 paires de courtes pattes munies de pince. Son abdomen est plus large que le reste du corps et ne porte pas d’appendices.

Le pou de tête respire par des orifices qui peuvent se fermer et devenir imperméables à l’eau. Ces orifices ont aussi une fonction d’excrétion. Sa tête porte des antennes courtes et des pièces buccales très spécialisées, de type piqueur-suceur, qui forment une trompe rétractile. La partie qui entre sous la peau se compose de trois stylets, qui restent à l’intérieur de la tête de l’insecte lorsqu’il ne se nourrit pas. Se nourrissant exclusivement du sang de son hôte, qu’il pique 2 à 4 fois par jour pour des repas d’environ 30 minutes, il peut vivre sur le cuir chevelu plus d’un mois (30 à 40 jours). Lorsque l’insecte se nourrit, son corps aplati enfle comme une outre.

Loin de son hôte, il survit rarement plus de 36 heures, il meurt de faim ou de déshydratation. Il lui faut en effet se nourrir régulièrement de sang, et les conditions climatiques et d’humidité nécessaires à sa survie sont assez strictes : température comprise entre 28 et 32° C avec une humidité de 70 % à 80 %. Le pou de tête est dit « parasite externe obligatoire de l’humain », c’est-à-dire qu’il doit absolument se trouver sur un humain pour vivre. On ne lui connaît pas de prédateurs.

(1) Celtipharm – Ventes du marché des traitements anti-poux CAM 09/2015